Stress & pénébilité...

Publié le par il faut le dire

Les syndicalistes ont trouvé de nouveaux arguments qu'ils utilisent sans distinction ni discernement...

Avant que de convenir que bien des travaux entraînent une pénébilité réelle et un stress évident, rappelons encore une fois que plus de six Français sur dix (62%) jugent que la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite n'est pas justifiée, selon un sondage IFOP pour "Métro". Avant la grève du 18 octobre, un sondage similaire avait donné des résultats comparables: 61% jugeaient alors les arrêts de travail injustifiés, contre 38% qui avaient une opinion contraire.

Rappelons également que les agents de la SNCF, RATP, EDF, etc. travaillent moins longtemps, cotisent moins et partent plus tôt en retraite, avec un calcul sur les 6 derniers mois nettement plus favorable que les salariés du privé (20 ans !!).
Et n'oublions pas que leurs régimes spéciaux en déficit sont renfloués par le Régime Général des salariés du privé qui n'ont pas ces avantages ! Donc, il faut réformer.

LE STRESS:  On ne peut pas nier en effet que le conducteur d'un train aujourd'hui subit un stress plus profond que le conducteur d'il y a 50 ans: sa machine va plus vite, il ne peut pas baisser la vitre pour s'aérer, on l'a affublé d'un siège beaucoup plus confortable qui l'incite à l'endormissement.
Son collègue contrôleur connaît lui aussi un stress non négligeable: les trains roulant plus vite, il est hanté chaque minute par un déséquilibre toujours possible.

A la RATP, il faut convenir que les conducteurs de bus connaissent le stress dû aux cadences infernales  et à leur impossibilité de pouvoir faire pipi durant les deux heures que dure un trajet en moyenne ; probablement est-ce cela qui les pousse à conduire si vite et si brusquement que même une personne valide et bien portante peine à tenir debout; je ne vous parle pas des personnes plus âgées...

Bien souvent, les syndicalistes prêchent pour la SOLIDARITE. Voeu pieux... on ne les pas entendus proposer, par exemple, que les infirmières bénéficient d'un régime "spécial". On ne les pas entendus suggérer qu'on fasse appel à leur épargne pour renflouer les caisses du Régime général ni admettre qu'il serait normal , dans l'esprit de cette EGALITE qui leur est chere, que leur régime soit assujetti aux même règles que le régime général ( retraite calculée sur les 20 meilleurs années)

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