2007 aura vu le lent déclin du PS; de semaine en semaine, son état empirait. Tous les vieux
éléphants se penchaient à son chevet mais les jeunes loups mordaient à pleines dents... Le PS était exsangue, moribond... De profundis !
Mais quelques lions et lionceaux
s'annoncaient comme les sauveurs potentiels de cette baronnie:
Montebourg, Peillon, Delanoe et
consorts... Sans parler de la Madone du Poitou qui mettait un talent particulier à démontrer qu'elle était brillamment capable de changer... changer de quoi, au fait
?
2008 aura été une fois encore
une année électorale qui aura donné un éclairage particulier sur la position des Français, après une élection présidentielle "nouvelle vague" et une orientation politique "de
rupture".
Mais c'est aussi l'année où il
fallait donner un nouveau premier secrétaire au PS, Hollande ayant passé près de dix ans à ne pas faire grand chose (pour le PS!). Allons, il est temps pour lui de se resourcer en
Corrèze.
Un congrès de Reims
inimaginable. Impensable. Couteaux tirés contre langues de vipères.
Des motions qui proposaient
grosso modo la même chose : tout sauf Sarkozy ! Quel programme novateur.
Martine AUBRY propose de
s'allier aux syndicats.
Ségolène ROYAL, relookée par
l'horrible Besnehard, entonne le grand air de la Fra - Ter - Ni - Té.
Bertrand DELANOE se met à
gesticuler à la tribune, façon Jack Lang.
Seul Benoît HAMON a une démarche
cohérente, que l'on partage ou non ses idées très gauchisantes.
Une semaine de réflexions plus
ou moins secrètes, de conciliabules, de vaines tentatives d'alliance: les ego sont tellement enflés !
Le grand perdant de cette
"éliminatoire" est vert : Delanoe, plutôt rose, rit jaune. Sa propre fédération n'a pas voté pour sa motion. Exit le boss de la fédération de Paris, Patrick BLOCHE, déroute au PS
parisien.
Mais le pire était encore à
venir! Enfin, on allait voter pour élire "démocratiquement" la première secrétaire .
Ségolène (qui avait annoncé
réintégrer l'ignoble Freche) arrive première.
Martine la suit d'assez
près.
Benoît fait un beau score, en
dépit de sa place de troisième et dernier.
Et là, entre les deux tours, on
descend au niveau du café du Commerce.
Martine obtient 42 voix
d'avance. A quel prix, dans quelles conditions... nul ne le sait.
Le PS a vécu. Il ne se relèvera
qu'après une totale et vraie refonte.
Et on ne voit pas la maire de
Lille en être capable ni en avoir le désir, trop contente de conserver les vieux éléphants à bout de souffle et d'idées.