C'est parti, la campagne !

Publié le par il faut le dire...et parfois le faire

Lequel des candidat(e)s va s'engager sur quelques propositions ?
- Rendre le vote obligatoire
- Instaurer des règles de présence à l'Assemblée Nationale
- Electeurs et élus = mêmes règles : la retraite au même âge
- Réviser le calendrier scolaire (actuellement, moins de 180 jours scolarisés!)

Alors que les demandes d'inscriptions dans les écoles privées ont doublé par rapport aux années passées, que les résultats des élèves français sont très mauvais par rapport à ceux d'autres pays - malgré les dépenses les plus élevées de l'OCDE -, aucune vraie réforme n'est acceptée par les syndicats.Incursion dans un monde intouchableainsi que Claude Allègre l'a constaté à ses dépens.

L'enseignement français remplit deux missions essentielles que personne ne conteste :
il refuse toute réforme et demande en permanence de l'argent.

On peut dire d'ailleurs que ce sont les seules missions dont il s'acquitte avec persévérance et application.

Pourtant, s'il a besoin de changements en profondeur, ce ne sont pas les fonds qui lui manquent. 
Seules, les charges de fonctionnement et d'investissement des collèges et des lycées ont été transférées aux départements et aux régions. Comme le nombre de personnes travaillant à l'Education nationale est d'environ1.300.000, le coût d'un employé dans l'enseignement français revient à environ…44.000 euro/an.C'est un peu beaucoup, d'autant plus que le nombre d'élèves ne cesse de baisser, tandis que celui des professeurs augmente : depuis 1997, la population scolaire est en baisse de 150.000 élèves, celle du personnel étant en hausse de 132.700 employés (dont 56.000 aide-éducateurs).
Pendant la même période, le budget de l'Education nationale est passé de 90 Mds à 103 Mds d'euro (+ 13 Mds) en 2003. D'ailleurs, de 1974 à 2002, la dépense d'éducation a connu un taux de croissance annuel moyen de 2,5%, supérieur à celui du PIB (en hausse de 2,1% par an sur la même période). (Sources: Nicolas Lecaussin)

Selon une enquête TNS Sofres pour le Pèlerin , 56% des 18-24 ans sont favorables à la sélection à l'entrée de l'université, et ce pour éviter de suivre des études sans débouchés. 68% des étudiants et lycéens estiment que la fac prépare mal à l'insertion professionnelle. La fac est-elle une usine à fabriquer des chômeurs ? Ou bien plutôt une formidable usine à cerveaux ? La "sélection" est-elle un mot tabou ?
                      Je ne mets de "s" à euro pour respecter la règle européenne, le français étant la                                                      seule langue à pratiquer l'ajout du S au pluriel...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article