Citoyens en danger, les juges sont armés

Publié le par il faut le dire...et parfois le faire

NE PARLONS PAS DE JUSTICE, principe philosophique et moral, institution fondamentale et fragile. Mais parlons de ceux qui la représentent, LES MAGISTRATS.

 

Depuis quelques jours, nous voyons défiler des juges et autres magistrats devant les micros complaisants de la presse, répétant et affirmant la main sur le cœur qu’ils ne sont pas « indépendants ». Et l’on doit reconnaître qu’ils ont raison : ils dépendent d’abord d’eux-mêmes, de leur philosophie (pour ceux qui en ont une).

Ils dépendent aussi de leur hiérarchie, quoi qu’ils en disent.

Les magistrats sont comme tout un chacun : ils subissent des influences diverses, consciemment ou non.

Un ancien juge, reconverti aujourd’hui en « écrivain » sur la toile et commentateur universel, a affirmé, par exemple, que Monsieur Guaino a outragé le juge GENTIL. IL N'EN EST RIEN, ne lui en déplaise.

D'ailleurs, il est grand temps de mettre fin à une aberration MONUMENTALE ET ANTI-DEMOCRATIQUE:   L'outrage à magistrat doit disparaître. 

Trois pouvoirs principaux règlent le fonctionnement démocratique de l'Etat:                                                  

-  le pouvoir Exécutif

-  le pouvoir Législatif  

 - le pouvoir Judiciaire.

Ces pouvoirs sont censés s’équilibrer afin d'empêcher tout excès de puissance de l'un d'eux.

Mais il est évident qu’un autre pouvoir s’est développé, de façon inquiétante : celui des Juges. Qui l’équilibre ? Le Conseil Supérieur de la Magistrature, autre refuge du corporatisme ?  En est-on sûr ?

On se souvient des « erreurs judiciaires » amplement médiatisées : l’affaire Dreyfus, Blum, le petit juge de Bruay en Artois, l’affaire Outreau et le juge Burgo, promu en dépit de ses erreurs flagrantes, j’en passe et des pires.

Je suis le premier à reconnaître « errare humanum est » MAIS : PERSEVARE DIABOLICUM.

Le juge, aujourd'hui à charge et à décharge... un surhomme ?
Le juge, avec toute sa pompe et ses atours, peut vous condamner à trois ans pour ...outrage à magistrat, (sans avoir à justifier quoi que ce soit)!

Les croyants catholiques accordent au Pape l’infaillibilité en matière religieuse.

Je n’ai pas entendu qu’un magistrat, juge ou procureur ait quelque infaillibilité.

Et au nom de quoi, un citoyen n’aurait-il pas le droit fondamental de critiquer un magistrat.

Et  au nom de quoi, ne pourrait-on dénoncer la collusion manifeste qui existe PARFOIS entre la presse et tel ou tel juge ?


Par la voix de leurs représentants syndicaux, les juges estiment que leur responsabilité éventuelle ne peut pas être mise en cause et ils n'entendent pas que le Conseil supérieur de la Magistrature puisse compter plus de membres de la société civile. On n'est jamais aussi bien servi et défendu que par soi-même... Le corporatisme continue de faire rage.
Nous prônons assez le civisme pour ne pas violer la loi; et la loi stipule bien qu'une décision de justice ne peut être critiquée.Mais notre liberté fondamentale nous autorise à nous interroger sur le bien-fondé d'une loi. Car il semble bien que les magistrats soient des êtres de chair et de sang, donc faillibles, comme tout un chacun... mais les juges sont des hommes…

C'est pourquoi je préfère accorder plus de confiance à la nature par exemple, qu'aux juges qui raisonnent en étant toujours persuadés qu'ils ne peuvent avoir tort.

 

Depuis plusieurs années, un quatrième pouvoir se révèle être puissant, si puissant qu’il se flatte de ne relever d'aucune autorité: C'est le pouvoir Médiatique, lequel exerce ses activités sous le seul contrôle…du bon peuple ! Et ses « débordements » sont rarement sanctionnés.  

 

La presse américaine de nombreux défauts,  c’est évident mais elle a aussi beaucoup de vertus. Il y a des journaux trash aux USA comme partout et des atteintes à lavie privée.Mais pour ce qui concerne les grands médias, la presse est exigeante, précise, travailleuse.

La presse française est moins pointue, moins précise, plus paresseuse. Et o combien partisane…

Si CNN affirme que des combats se déroulent dans Tripoli puis assure que « selon un général libyen il y aurait 96 morts », CNN dira seulement que des combats ont eu lieu parce que c'est un fait. Elle ne citera pas « on dit que... », le « selon un... » tant qu'elle n'aura pas vérifié elle-même.

En France hélas, un article écrit quelque part se retrouve souvent décliné plusieurs fois dans des quotidiens ou des hebdomadaires sans vérification, la « une » de l'un fait généralement l'ouverture du JT de 20 heures. Alors, soyons très vigilants.

 

 

 

 

 

Commenter cet article