En vacances de grèves !

Publié le par il faut le dire...et parfois le faire

Mais, ne nous réjouissons pas trop vite... Tel ou tel syndicat, telle corporation, publique ou privée, pourrait profiter de l'été pour revendiquer en bloquant, peu ou prou, le pays !(Faut-il rappeler que le droit de grève est régi par des textes législatifs précis, que vous bafouez  trop souvent ?).
Faut-il rappeler aux enseignants qui sont en charge de "l'éducation civique" des petits Français que l'éducation commence par l'exemple?
Faut-il les laisser apprendre à nos enfants que leurs professeurs ont raison d'organiser des piquets de grève empêchant les élèves de se présenter aux examens?
Alors que la réforme des retraites proposée (jadis!) par le gouvernement Raffarin proposait des solutions raisonnables et incontournables, vous avez choisi l'épreuve de force. 
Vous avez préféré jouer la politique du pire en bloquant, une fois de plus, le fonctionnement du pays en appelant à la grève dans les secteurs publics. 
Vous préférez maintenir un système promis à la faillite et inéquitable. 
Vos positions sont démagogiques et corporatistes car elles ne visent qu'à conserver les avantages non financés de vos adhérents essentiellement issus du secteur public. 
Avec ces grèves à répétition, vous faites payer une fois de plus les salariés du secteur privé. Car les salariés du privé paient déjà, avec leurs impôts, et depuis de nombreuses années, pour combler les déficits des régimes de retraites lourdement déficitaires du secteur public (SNCF... et très bientôt tous les autres). 

Votre attitude est irresponsable. Dans une démocratie, ce n'est pas la rue qui doit gouverner. Par un usage abusif du droit de grève, vous en pervertissez l'exercice. Vous compromettez la cohésion sociale en défendant le maintien d'une situation inéquitable qui a créé une véritable rupture de situation dans tous les domaines (temps de travail, protection, salaires, retraites...) entre le secteur public et le secteur privé.
Bel exemple de civisme ... sans parler de l'incivilité manifeste de tels agissements.
Lorsque le droit au travail est bafoué,
Lorsque le droit de grève l'emporte sur la liberté,
Lorsque la désinformation est reine,
Lorsque l'action syndicale est partisane,
Lorsque deux millions de fonctionnaires dans les rues
Ne représentent qu'eux - mêmes (moins de  10% du peuple de France)
Lorsque des enseignants se transforment en piquet de grève
Et osent empêcher des étudiants de concourir, 
Je me demande si le mot "civisme" ne s'apparente pas au rêve de Martin Luther King. 
 
La France serait-elle devenue maladroite aujourd'hui ?
La France se saurait-elle amnésique ?
La France serait-elle nourricière de ses extrêmes pour se lamenter ?
La France aimerait-elle qu'on la montre du doigt, pour la condamner ?
Le combat est là pour que la Raison l'emporte sur la bêtise et l'incivisme...
Je ne dirai pas un mot sur les grèves larvées actuelles qui pèsent si lourd sur les épaules de la majorité des Français, cette majorité trop silencieuse qui ne comprend plus ! ("Heureux celui qui a compris qu'il ne fallait pas chercher à comprendre" Pierre Radi) 
Je ne parlerai pas des enseignants et encore moins des magistrats car ils s'expriment tant et plus par la voix de leurs représentants syndicaux dont on se demande s'ils ont bien compris le rôle que la loi leur a offert et s'ils ne confondent pas « défense de l'Education Nationale » avec agitation politicienne ou respect de l'esprit de la Loi. . 
Je ne vous ferai pas de discours sur la déontologie élastique de certains journalistes qui ont oublié que la liberté d'expression n'est pas synonyme de comptes-rendus partisans ou subtilement incomplets. 
J'aurais aimé vous parler de ces trois mots inscrits au fronton de nos écoles « Liberté, Egalité, Fraternité » et y ajouter ponctuellement celui de « solidarité »: un proverbe chinois prétend: « Il ne peut pas pleuvoir chez le voisin sans que j'aie les pieds mouillés », eh bien, j'ai les pieds trempés depuis quelques mois ! 
J'aurais aimé vous parler de retraite, non celle de Russie, ni la retraite de l'ermite, encore que Goethe n'avait-il pas raison « Le talent se développe dans la retraite; le caractère se forme dans le tumulte du monde » ?
Mais n'est-il pas plus juste, plus « responsable » de faire une honnête retraite que de livrer un combat incertain qui bat en brèche les intérêts fondamentaux du citoyen ? 

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