Les journalistes

Publié le par il faut le dire...et parfois le faire

« A force d'avilissement, les journalistes sont devenus si étrangers à tout sentiment d'honneur qu'il est absolument impossible, désormais, de leur faire comprendre qu'on les vomit et qu'après les avoir vomis, on les ravale avec fureur pour les déféquer.

La corporation est logée à cet étage d'ignominie où la conscience ne discerne plus ce que c'est que d'être un salaud. »

Léon Bloy, "Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne."

La presse américaine de nombreux défauts,  c’est évident mais elle a aussi beaucoup de vertus. Il y a des journaux trash aux USA comme partout et des atteintes à la vie privée.Mais pour ce qui concerne les grands médias, la presse est exigeante, précise, travailleuse.

La presse française est moins pointue, moins précise, plus paresseuse. Et o combien partisane…

Au « New Yorker » il y a 25 « fact checkers" : ce sont des gens qui vérifient ce qu'écrivent les journalistes dans leurs articles jusque dans le moindre détail.S'il est écrit que la personne portait un pull noir, ils appellent pour vérifier. Cela peut sembler un détail mais cela en dit long sur l'exigence de vérité.

Si CNN affirme que des combats se déroulent dans Tripoli puis assure que « selon un général libyen il y aurait 96 morts », CNN dira seulement que des combats ont eu lieu parce que c'est un fait. Elle ne citera pas « on dit que... », le « selon un... » tant qu'elle n'aura pas vérifié elle-même.

En France hélas, un article écrit quelque part se retrouve souvent décliné plusieurs fois dans des quotidiens ou des hebdomadaires sans vérification, la « une » de l'un fait généralement l'ouverture du JT de 20 heures. Alors, soyons très vigilants.

La presse doit se concentrer sur les thèmes de fond et non sur les petites phrases et petits sketches qui réjouissent Internet mais qui ne me semblent pas l'essentiel.

 

Commenter cet article