Petite chronologie d'un scandale politico-démocratique

Publié le par il faut le dire...et parfois le faire

Les statuts de l’UMP exigeaient qu’on élise à sa tête un nouveau Président.

Lesdits statuts ne se prêtaient pas à l’exercice (nouveau) d’un vote ouvert aux militants encartés.

Soit, à l’impossible nul n’est tenu. Le Secrétaire Général de l’UMP (J.F.Copé) es qualités organisa ces élections avec son équipe de fidèles.

Personne, du moins personne de bonne foi, n’affirmera que les élections furent bien organisées ; la faute en incombe ipso facto à l’organisateur.

Personne ne peut soutenir que les moyens (considérables) du parti furent également proposés aux candidats déclarés.

J.F. Copé et sa bande d’affidés (je récuse le terme de mafia) ont ouvertement spolié l’autre candidat (F.Fillon) par des rétentions d’informations.

Les moyens informatiques du parti furent mis en branle à l’usage quasi exclusif de J.F.Copé.

Le jour J arriva, quelques 170.000 adhérents se rendirent dans des bureaux de vote dont certains se sont avérés ridiculement choisis.

Dépouillement pénible, très long… qui mit à jour et des fraudes ou tentatives de fraude (des deux côtés), des erreurs manifestes dans le dépouillement.

Des bureaux de vote furent tout simplement « oubliés ».Quelques dizaines de voix (au mieux) séparèrent les deux candidats.

Le Secrétaire Général, sans attendre que la COCOE annonce officiellement le résultat, s’auto proclama vainqueur et nouveau Président ;par cet acte même, J.F. Copé bafoua les statuts derrière lesquels il s’abrite maintenant.

Les adhérents découvrirent alors l’inconnu qui présidait ladite COCOE et responsable des erreurs de dépouillement ;ce président s’avéra être un proche de J.F.Copé.

On assiste alors à un déferlement de déclarations de quelques soutiens de Copé (Mmes Tabarot, Rosso-Debord, MM Pelletier, Didier,Balkany, etc) qui démontrent qu’ils se souviennent des préceptes de Beaumarchais : « Calomnier, il en restera toujours quelque chose… »

Devant le scandale naissant, il fut demandé à Alain Juppé de tenter une médiation ; cet homme à l’honnêteté incontestable posa des conditions.

Recours fut déposé auprès de la CONARE, organisme statutaire, présidé par un très proche de Copé.

La CONARE (il faut sortir de l’ENA pour inventer un tel sigle !) siégea tout un dimanche, bien que tous les recours ne lui soient pas, paraît-il, parvenus.

Elle ignora purement et simplement l’oubli des trois bureaux de vote, arguant que cela ne changerait en rien le résultat.

Les représentants (simples observateurs) de F.Fillon quittent la réunion de la CONARE, emmenée par Y.Paternote, maire de Sannois, et actuellement au centre d’une attente de décision de justice suite à une plainte pour abus de faiblesse dont le jugement est attendu le 13 décembre.

Alain Juppé, avec raison et honnêteté , jette l’éponge et abandonne sa mission, devant le refus absolu de J.F.Copé d’accepter ses conditions, bien que F.Fillon les ait acceptées sans aucune réserve.

Le dimanche soir, on assiste à une lamentable pantomime des soutiens de J.F.Copé qui se répandent devant les caméras, égrenant bon nombre de contre-vérités. Enfin, le Président auto-proclamé paraît sur le trottoir pour répéter que ses bras demeurent ouverts…

Il faut un aplomb extraordinaire pour affirmer que la brève réunion de médiation fut détendue et courtoise…

Il faut aussi une formidable hypocrisie pour soutenir que seul l’avenir de « son » parti a guidé son action.

Des représentants de F.Fillon déclarent alors et lui-même via un communiqué qu’une plainte sera déposée auprès des tribunaux compétents.

Mais le mal est fait et sera durable.

Seule éventuelle solution, soutenue entre autres par N. Kosciusko Morizet: REVOTER.


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nic.debarge 28/11/2012 18:17


Féministe à 150% je honnis ces "bonnes femmes" qui collent à Copé comme des chattes en chaleur. Et c'est pourtant vrai, elles sont blondes!