Réflexions électorales !

Publié le par il faut le dire...et parfois le faire

Les éléments se déchaînent et entraînent de profondes perturbations...

et il  n'y a pas que la meteo qui soit  perturbée : observez donc les gesticulations de certains candidats à la Présidentielle!                                                                                                                                              

"Après qu'on a ainsi reconnu la bonté de Dieu, l'immortalité de nos âmes et la grandeur de l'univers, il y a encore une vérité dont la connaissance me semble fort utile :qui est que, bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont par conséquence les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde,on doit toutefois penser qu'on ne saurait subsister seul, et qu'on est en effet l'une des parties de l'univers, et plus particulièrement encore l'une des parties de cette terre,l'une des parties de cet État, de cette société, de cette famille, à laquelle ont est joint par sa demeure, par son serment, par sa naissance.

Et il faut toujours préférer les intérêts du tout, dont on est partie, à ceux de sa personne en particulier ; ... ...

Mais si on rapportait tout à soi-même on ne craindrait pas de nuire beaucoup aux autres hommes lorsqu'on croirait en retirer quelque petite commoditéet on aurait aucune vraie amitié ni aucune fidélité, ni généralement aucune vertu ; au lieu qu'en se considérant comme une partie du public, on prend plaisir à faire du bien à tout le monde,et même on ne craint pas d'exposer sa vie pour le service d'autrui, lorsque l'occasion s'en présente ; voire, on voudrait perdre son âme, s'il se pouvait, pour sauver les autres. "  Descartes à Élisabeth, 15 septembre 1645.

D'évidence, certain(e)s politiques n'ont pas reçu le message de Descartes, trop soucieux de s'accrocher à leurs intérêts très personnelsau détriment de l'avenir de leur mouvement. Ceux-là se révèlent en effet très fort et très habiles pour sauvegarder "leurs commodités".

Sitôt que le service public cesse d'être la principale affaire des citoyens, et qu'ils aiment mieux servir de leur bourse que de leur personne, l'État est déjà près de sa ruine.   Rousseau, Du contrat social, livre III, chap. XV

Extrapolant la pensée de Rousseau, le "service public" ne s'apparente-t-il pas à la communauté, à celle que représentent les membres d’un parti politique, d'une association ?               

 « Si la bêtise ne ressemblait pas à s'y méprendre au progrès, au talent, à l'espoir ou au perfectionnement, personne ne voudrait être bête. » (Robert Musil, 1931)

Ainsi, du point de vue psychologique, la bêtise correspond aux situations de panique : de même que dans l'urgence nous multiplions inutilement les gestes,la bêtise engendre une sorte d'agitation vaine de l'esprit, menant finalement à la torpeur de l'intelligence.

Du point de vue linguistique, on remarque que le mot « bête » s'emploie comme insulte pour désigner des cas très différents :souvent synonyme d'inadaptation, la bêtise s'enferme donc dans l'impasse de la relativité.

Sera « bête » le coureur de fond devant un problème de mécanique, comme le mécanicien sur une patinoire... ou le pilote à la barre du navire qui fait naufrage !

Marine le Pen n’a rien d’une mécanicienne mais elle patine lamentablement.

Flanby, depuis le temps qu’il est en campagne (près de 10 ans !) ressemble à un coureur de fond, c’est vrai, il ne manque pas d’air mais d’envergure !

Mélenchon est un mécanicien hors pair : il parvient, en bon tribun, à vous faire prendre ses éructations pour un programme.

Bayrou, par contre, a du souffle ; il parle bien, il bricole honorablement mais s’arrête en route, dès qu’il faut mettre en pratique.


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c.delestre 30/03/2012 21:23

Bravo, j'aime beaucoup cet esprit et vos conclusions