Le corona
Le corona virus comme Parabole de la Condition humaine
"Quand l'Agneau ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure...
Il y eut alors des coups de tonnerre, des voix, des éclairs et un tremblement de terre" (Apocalypse, le Nouveau Testament, en introduction au film d Ingmar Bergman, Le Septième Sceau, 1957).
"N'attendez pas le jugement dernier, il a lieu tous les jours" (Albert Camus).
Pourquoi le mal? D'où vient-il? Où va-t-il? (Gauguin: "D'où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?")
Autant de questions qui renvoient à la "banalité du mal" de Hannah Arendt. Oui, il est toujours là, le mal.
"Ce qui a été c'est ce qui sera; ce qui s'est fait c'est ce qui se fera: il n'y a rien de nouveau sous le soleil..." (L'Ecclésiaste).
Chacun est convaincu qu’à lui ça n'arrivera pas. Qui croit à sa propre mort? Encore moins aux grandes catastrophes naturelles.
"Le nez de Cléopatre, s'il eut été plus court, toute la face de la Terre aurait changé", écrivait Pascal.
Ainsi, si l'être humain avait été plus prévoyant, s'il avait pris plus au sérieux sa tragique destinée et considéré bien et mal comme des frères jumeaux siamois, deux éléments indissociables d'un même puzzle ("Tu es pur dans le mal comme je suis pur dans le bien", A.C.), sa vie en aurait été transformée et conclue par une mort heureuse.
"Pardonne-leur mon Père, ils ne savent pas ce qu’ils font", implorait Jésus-Christ.
Non, nous ne savons pas, nous ne pensons pas. nous ne ré-fléchissons pas. La réflexion doit précéder l'action.
Toujours mus que nous sommes par la pulsion émotive, par le principe du plaisir contre celui du réel.
L'humanité a eu droit à tous les désastres, dont bon nombre provoqués par elle-même, inconsciemment ou pas.
Au Moyen-Age c'était la Peste Noire en provenance de Chine déjà et transportée en Europe par les marchands génois. Une grande partie de la population décimée.
En 1918, à l'issue de la Première Guerre Mondiale, la grippe espagnole, à laquelle on compare l’épidémie actuelle, fit encore plus de ravages que les combats (des dizaines de millions de morts).
Le nombre de victimes de la Seconde Guerre Mondiale s éleva à une cinquantaine de millions, dont plus de 6 millions à la Shoa.
Depuis, nous avons connu d'autres phénomènes de ce type, en premier lieu le terrorisme islamiste (et pas seulement islamiste).
D autres épidémies ces 20 dernières années. Et maintenant c'est au tour des Chinois de nous "chinoiser" (le "péril jaune" brandi il y a des décennies, merci Alain Peyrefitte) avec leur "made in China" (dans le sillage de leur "grand bond en avant") et son lot de produits d'imitation de marques ou bas de gamme. Le corona virus est un sous-produit de cette culture d hyper consommation, de consumérisme.
Le CV (=corona virus) est aussi une dérive de l'exportation massive en même temps qu'il constitue un des événements géopolitiques majeurs de notre époque.
Albert Camus, La Peste, Excipit:
- "Le docteur Rieux décida alors de rédiger ce récit... pour dire simplement... ce qu'on apprend au milieu des fléaux, à savoir qu'il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser..."
- "Car il savait ... que le bacille de la peste ne meurt et ne disparait jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait ou pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse".